Les chevaux Célestes
Il y a Alma, Assia, Louchi, Passang et Jahil.
Grands, puissants, impressionnants.
Et au milieu, il y a Céleste.
Une main qui se pose sur une encolure, un toucher du bout de « la baguette » sur un flanc et tout ce clan se met en orbite autour d’elle.
Des bonds, des jeux, de grands éclats de rire qui pourraient aussi bien venir de l’humaine que des chevaux.
Voilà par quoi passe le travail de ce clan.
Aussi technique que léger, aussi fort que délicat.
Céleste fait passer la porte des EHPAD et des prisons, à cette équipe merveilleuse.
Puis, ensemble, ils repartent, passent les cols et marchent de villages en villages pour donner des spectacles et rencontrer ceux qui ne peuvent pas venir à eux.
Et avec une patience infinie, ils font s’entrouvrir les cœurs les plus scellés.
Ils emmènent avec eux des adolescentes retirées de leur famille, placées dans les foyers de l’aide Sociale à l’Enfance. Des jeunes filles qui ne connaissent que plus que la violence pour s’exprimer et qui ont perdu tout espoir en la vie.
Ensemble, ils partent pour des expéditions de plusieurs semaines en montagne. Au fil, de longues journées de marche, ils apprennent à s’apprivoiser, pour finir par ne faire qu’un seul groupe soudé, inséparable, prêt à défier le monde, un museau de cheval posé sur l’épaule.
J’ai d’abord rencontré Céleste de loin, avant un spectacle dans un champ, sous une pluie battante.
Spectacle annulé, juste après leur entrée.
Mais dans ma tête, leur jeu de regard, leur attention constante portée les uns aux autres, s’est gravé dans mes rétines.
Il me faut en voir plus. Une nécessité de montrer au monde ce travail subtil, tellement important, essentiel.
Me voilà alors en route pour La Bourgogne.
Deux jours pour me faire adopter par Céleste. Deux jours pour me faire adopter par les chevaux. Deux jours pour montrer en 20 images, un aperçu du quotidien de leur trêve hivernale, de leurs conversations silencieuses, une infime partie de cette vie, tournée vers les autres, de cette vie dédiée à recréer du lien.
Il est là, le sujet que je veux soutenir à coup de négatifs développés dans mon petit camion en suivant cette équipée, à coup d’appareils photo, construit et laissé dans les mains des personnes accompagnées par cette tribu, pour que ce soit raconté de l’intérieur.
C’est sûr, je vais les suivre, je veux raconter leur histoire, moi aussi poussée par le museau d’un Jahil joueur, qui a bien compris ce qu’il faisait là et l’important de son travail.
Grands, puissants, impressionnants.
Et au milieu, il y a Céleste.
Une main qui se pose sur une encolure, un toucher du bout de « la baguette » sur un flanc et tout ce clan se met en orbite autour d’elle.
Des bonds, des jeux, de grands éclats de rire qui pourraient aussi bien venir de l’humaine que des chevaux.
Voilà par quoi passe le travail de ce clan.
Aussi technique que léger, aussi fort que délicat.
Céleste fait passer la porte des EHPAD et des prisons, à cette équipe merveilleuse.
Puis, ensemble, ils repartent, passent les cols et marchent de villages en villages pour donner des spectacles et rencontrer ceux qui ne peuvent pas venir à eux.
Et avec une patience infinie, ils font s’entrouvrir les cœurs les plus scellés.
Ils emmènent avec eux des adolescentes retirées de leur famille, placées dans les foyers de l’aide Sociale à l’Enfance. Des jeunes filles qui ne connaissent que plus que la violence pour s’exprimer et qui ont perdu tout espoir en la vie.
Ensemble, ils partent pour des expéditions de plusieurs semaines en montagne. Au fil, de longues journées de marche, ils apprennent à s’apprivoiser, pour finir par ne faire qu’un seul groupe soudé, inséparable, prêt à défier le monde, un museau de cheval posé sur l’épaule.
J’ai d’abord rencontré Céleste de loin, avant un spectacle dans un champ, sous une pluie battante.
Spectacle annulé, juste après leur entrée.
Mais dans ma tête, leur jeu de regard, leur attention constante portée les uns aux autres, s’est gravé dans mes rétines.
Il me faut en voir plus. Une nécessité de montrer au monde ce travail subtil, tellement important, essentiel.
Me voilà alors en route pour La Bourgogne.
Deux jours pour me faire adopter par Céleste. Deux jours pour me faire adopter par les chevaux. Deux jours pour montrer en 20 images, un aperçu du quotidien de leur trêve hivernale, de leurs conversations silencieuses, une infime partie de cette vie, tournée vers les autres, de cette vie dédiée à recréer du lien.
Il est là, le sujet que je veux soutenir à coup de négatifs développés dans mon petit camion en suivant cette équipée, à coup d’appareils photo, construit et laissé dans les mains des personnes accompagnées par cette tribu, pour que ce soit raconté de l’intérieur.
C’est sûr, je vais les suivre, je veux raconter leur histoire, moi aussi poussée par le museau d’un Jahil joueur, qui a bien compris ce qu’il faisait là et l’important de son travail.